QUAND PLANTER ?
Période idéale
Bien qu'il soit possible de planter un arbre tout au long de l'année, les périodes comprises entre mars et mai ou entre septembre et octobre sont les plus favorables. Ces créneaux permettent d'échapper aussi bien aux grands froids hivernaux qu'aux épisodes de canicule estivale. Une installation en dehors de ces mois reste réalisable mais cela imposera une vigilance constante et des soins spécifique pour garantir la reprise du jeune plant.
Hiver
La réussite d'une plantation hivernale repose sur une gestion de l'humidité et du froid. Un drainage renforcé de la terre évitera l'asphyxie des racines par les eaux stagnantes, tandis qu'une protection physique comme un voile d'hivernage ou une bouteille en plastique type "bonbonne" servant de mini-serre préservera le feuillage du gel. En complément, l'installation d'un paillage en ardoise concassée emmagasinera la chaleur en journée pour la restituer doucement au pied de l'arbre la nuit.
Été
Lors d'une plantation estivale, il sera primordial de mettre en place un paillage organique épais afin de conserver la fraîcheur du sol et de pratiquer des arrosages copieux dès que le feuillage montre des signes de fatigue. Certain arbre comme l'asiminier requiert également un voile d'ombrage.
OÙ PLANTER ?
Objectif ?
La vocation d’un arbre peut être multiple : produire du bois pour récolter greffons ou boutures, donner des fruits, se cacher du voisinage, etc. Selon l’objectif recherché, l'implantation diffère : si la priorité est la production de bois, un figuier pourra être installé à l’ombre plutôt qu’en plein soleil.
Besoin en lumière
Le néflier d'Allemagne est l'un des fruitiers qui a le moins besoin de soleil pour fructifier, à l'inverse l'abricotier est parmi ceux qui en a le plus besoin, son exposition devra être plein sud. Le sureau lui sera très productif en fruits en plein soleil mais il produira tout de même à l'ombre, simplement la récolte sera moins abondante.
Besoin en nutriments
Le besoin des plantes en sels minéraux (azote, phosphore, potassium, ...) varie d'une plante à l'autre en fonction de l'importance de la biomasse produite. Par exemple, les agrumes sont les cultures les plus exigeantes en fertilisation. À l'inverse, les plantes pionnière comme la casseille ou le tilleul sont généralement auto-fertiles.
Besoin en eau
Un sol drainant ne veut pas dire un sol sans eau. L'eau sous la terre du fruitier doit "circuler" lentement sans s'arrêter. Chaque espèce à des besoins différents en quantité d'eau, par exemple le néflier du Japon à besoin en moyenne ne climat tempéré de 900mm/an.
Besoin en chaleur
Certain fruitier comme le kiwi ont besoin d'une bonne luminosité mais ne requiert pas de chaleur pour correctement fructifier et à l'inverse, le raisnier de chine ou le pacanier demanderon des été long et chaud pour bien mûrir.
Le sol
Le point commun de quasiment tous les fruitier est le besoin d'un sol riche et suffisamment drainant, c'est à dire sans eau stagnante. Il y a toutefois quelques espèces plus tolérances aux sols argileux comme les pommier et pruniers.
Besoin en pollinisation
Nombreux fruitiers nécessitent d'être plantée à minima par 2 afin de se polliniser mutuellement. C'est le cas des cerisier, prunier, noisetier, kiwi, ... N'oubliez pas de regarder ceux déjà présent autour de chez vous. La pollinisation fonctionne bien dans un rayon allant jusqu'à 50m. Pour certaines espèces (feijoa, asiminier) l'efficacité de la pollinisation impose un espacement réduit à quelques mètres.
Resistance au vent
En la matière on peut opposer le plaqueminier, dont le bois de la famille des ébénacées est réputé pour être cassant, au cognassier, dont le bois souple et dense lui confère une très bonne robustesse. Attention aussi aux arbre aux feuillages persistants plus à risque lors des tempêtes hivernales.
Sélection variétale
Au-delà de ces critères propres à chaque espèce, la sélection variétale a permis de créer des arbres aux propriétés spécifiques. Certains sont ainsi capables par exemple de bien fructifier sans autant de chaleur que l'espèce type ou encore ne nécessite pas de pollinisation croisées, comme la quetsche.
FAIRE LE TROU DE PLANTATION
Étape 1 : Creuser
Dans l'idéal : creuser 40cm de largeur, longueur et profondeur. Augmenter à 60cm si la terre est de "mauvaise qualité". L'objectif est d'avoir une terre meuble pour que les racines puisse facilement se développer.
Étape 2 : Trier
Mettre la terre de surface (≈ 25cm) d'un côté et de l'autre la terre de "sous-sol". En remettant plus tard la terre dans cet ordre vous préserverez la vie du sol.
Étape 3 : Drainer
Après avoir retiré la terre, drainer le fond à l’aide d’une fourche ou barre à mine afin de briser la couche compacte. Ameublisser aussi le sol autour du trou avec une fourche à la façon d'une grelinette. Enfin, griffer de bas en haut les bords du trou.
REBOUCHER LE TROU DE PLANTATION
1ère couche
Drainer le fond du trou avec quelques grosses pierres, des gravillons et/ou de la pouzzolane (environ 25kg).
2ème couche
Mélanger la terre de sous-sol (50%) avec sable de rivière ou pouzzolane (25%) + terreau (25%) + quelques poignées de basalte (option)
3ème couche
Mélanger la terre de surface (50%) avec sable de rivière ou pouzzolane (25%) + terreau (25%) + quelques poignées de basalte (option).
4ème couche
Une fois le trou quasiment rebouché ajouté 50L de fumier acheté ou maison (poule, lapin, ...), 30L de compost et quelques poignées de terre de forêt.
Reste de terre
Avec la terre restante vous pouvez éventuellement créer un demi cercle autour du trou afin de freiner l'écoulement de l'eau.
Option
Si vous voulez améliorer le drainage vous pouvez y ajouter au fur à mesure du remplissage des blocs de pouzzolane.
AVANT LA PLANTATION
Hydrater la motte
Une motte mise en terre alors qu’elle est trop sèche aura beaucoup de mal à se réhydrater par la suite.
Étape 1
Plonger le pot 10min dans une bassine rempli idéalement d'eau de pluie ou d'eau du réseau laissé à l'air libre 24h.
Étape 2
Sortir l’arbre de la bassine une fois la motte bien imbibée, laisser s’écouler l’excès d’eau, dépoter, planter.
MISE EN PLACE DE L'ARBRE
Positionner
Lors de la mise en terre, retirer tout d'abord ce qu'il faut de terre au centre du trou et formez-y un petit monticule de terre. Disposez la motte sur ce dôme en orientant soigneusement les racines vers le bas. Veillez à ce que le collet (la base du tronc) affleure la surface du sol, puis stabilisez l'ensemble par un tassement manuel léger.
Arroser
Arroser toute la surface nouvellement créée avec environ 20L d'eau de pluie, auquel vous pouvez ajouter du purin d'ortie ou consoude voire de l'urine à raison d' 1/10. Cet arrosage rempli 3 fonctions : il élimine les poches d'air autour des racines, permettra de coller le paillage au sol et crée un milieu humide propice aux animaux décomposeurs. Rajouter un peu de terre si, après absorption, la motte est visible.
PAILLER
Paillage organique
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Paillage minéral
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Paillage synthétique
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SÉCURISER
Tuteurer
Installez un tuteur en fer à béton (2m, Ø 12mm voir plus) face au vent dominant, écarté d'environ 10 cm de l'arbre, en l'enfonçant le plus profondément possible. Relier l'arbre au tuteur à l'aide de ficelle, fait le nœud sur le tuteur.
Grillager
Pour prévenir les dégâts de gibier (lièvres, chevreuils), installez une enceinte de protection : plantez 3 ou 4 fers à béton (1,50 m, Ø 8 ou 10 mm) autour de l'arbre, puis enrouler y du grillage.
Vous devez vous souvenir que les arbres sont des êtres vivants qui grandiront et il est important de projeter leurs dimensions dans la durée. Pensez à leurs dimensions à taille adulte pour adapter votre choix à l’espace disponible dans votre jardin.

